"Ce qui embellit le désert,"
dit le petit Prince,
"c’est qu’il cache un puits
quelque part…"
(Antoine de Saint Exupery - Le Petit Prince)
Soyez les bienvenus !
Vous êtes arrivés sur un site conçu en Roumanie,
un site personnel, non confessionnal, aux pages choisies de spiritualité
chrétienne: www.ceruldinnoi.ro
c'est-à-dire Cerul din noi (en roumain)
c'est-à-dire Le Ciel de nous-même (au
dedans de nous).
Ce site est né d’un débordement de joie…
Une reponse est venue à travers deux articles trouvés
« par hasard » sur le prodigieux site www.pagesorthodoxes.net,
en français. Articles écrits par le Père
Alphonse Goettmann et son épouse Rachel, www.centre-bethanie.org.
La sortie de l'enfer existentiel est possible ici et maintenant.
La Joie est la vraie condition de la vie humaine.
"Aimer la difficulté"..
Ensuite les livres de Bethanie… Ils sont tant vrais, sans ressemblance…
Au fond se trouve la sagesse du christianisme des premieres siècles
sans omettre la richesse des sciences contemporaines et aussi l'enseignement
de Karlfried Graf Durckheim,
une sagesse inconnue pour moi.
Ces articles et ces livres (surtout le livre:
La Joie, Visage de Dieu dans l'homme) ont changé ma vie,
j’ai trouvé enfin une vision de Dieu, de la vie, de l’homme qui
répondait à l’attente du fond de moi-même… J'ai trouvé
le Chemin...
Ma vie justement vient de commencer...
Maintenant sur le site il y a beaucoup d'autres auteurs.
Si vous voulez voir les noms des autres auteurs:(ici)
.
Or vous pouvez voir ma galerie photo:(ici).
Quelques aphorismes
(ici)
LE SON DU SILLENCE
images et aphorismes (ici)
Si vous voulez lire sur Bethanie(Anne Ducrocq)(ici).
Or, pour voir la page roumaine de Bethanier:
(ici).
Si vous voulez visionner quelques extraits
video de Bethanie, France:
(ici).
Sinon, pour aller au site de Bethanie:www.centre-bethanie.org
Je m'excuse pour mon francais maladroit. J'éspère
que vous me comprennez tout de même.
Viorica
Email: vv_jj_ii (at) yahoo (point) com
"Un mendiant en disant a un autre mendiant
ou se trouve du pain."

Anne
Ducrocq : Béthanie ou l'art de guérir,
Presse de la Renaissance, 2006
Anne Ducrocq
Journaliste au Monde des religions, à Livres
Hebdo et à Nouvelles Clés,
Anne Ducrocq vit à Paris. Elle est l'auteur du Courage
de changer sa vie (Éditions du Relié/Albin
Michel) et a participé à la rédaction du Livre
de l'essentiel (Albin Michel). Elle a également
écrit, avec Jean-Paul Guetny, Le Guide de la méditation
: guide pratique religion par religion (Actualité des religions/Prier)
et, avec Jean-Luc Leguay, Le Maître de lumière
(Albin Michel).
Préambule(extrait):
...
D'autres rencontres, heureusement, ont été, immédiatement
et d'évidence, des étapes de conscience déterminantes
sur mon chemin : il y a eu choc initiatique.
Ainsi, à la fin des années 1990, sur le bord de ma
route, à un moment où tout mon être était
en apesanteur, incapable de se poser sur la vie et ses retournements
incessants, une maison, baptisée Béthanie, m'attendait.
À Gorze, entre Metz et Nancy, une communauté de chrétiens
orthodoxes, dirigée par un prêtre et son épouse,
accueille les hommes et les femmes en quête de sens. Leur
foi et l'enseignement de Karlfried Graf Dürckheim, ce maître
spirituel docteur en philosophie et en psychologie allemand, dont
ils ont « évangélisé » le message,
sont leur socle : ici, on construit non pas sur des discours, mais
sur de l'expérience et l'aventure est passionnante. Alphonse
et Rachel Goettmann, le « sage » et la « passionnée
», tous deux septuagénaires, croient en Dieu, croient
en l'homme et cela se sait. De nombreuses personnes, venues de tous
les horizons culturels et spirituels, viennent vers eux chaque année
de toutes les régions de France mais aussi de Belgique, d'Allemagne,
du Québec...
La rencontre avec eux a été décisive : initiée
à la prière du coeur, méditation et perle précieuse
des chrétiens d'Orient, je suis passée d'un Dieu extérieur
à un Dieu intérieur, d'un Dieu « en plus »
dans ma vie à un Dieu au coeur même de ma vie. Comme
tant d'autres avant moi et après moi, le rendez-vous de Béthanie
s'est prolongé par un rendez-vous avec moi-même : j'ai
enfin éprouvé le besoin de me mettre en marche dans
le présent. La vie n'est plus à regarder dans un rétroviseur,
elle n'est pas non plus à attendre dans un horizon lointain,
elle est à tendre comme un arc pour atteindre le centre,
habité, de moi-même.
Ainsi, depuis que je pratique la prière du cœur - sur
le petit banc de méditation, dans la queue d'un supermarché,
dans le train ou à un dîner d'amis -, je constate,
comme ils me l'avaient annoncé, que quelqu'un d'autre s'est
mis à résonner en moi, que quelqu'un « sonne
à travers » ma personne (per-sonare). La Présence,
trésor inestimable vers lequel la communauté de Béthanie
m'a guidée, devient, au fil des années, plus familière.
Je sais désormais qu'elle nous précède et si
je ne la sens pas toujours, du moins je la pressens enfin en toute
chose : dans l'hibiscus qui se replie le soir, dans le prisonnier
qui retrouve la liberté après vingt ans d'incarcération,
dans les larmes de peine ou de joie que je vois couler ; et parfois
même, je la devine, patiente, face à mon impuissance
à faire le bien et à éviter le mal... Je pense
souvent à cette phrase de Dostoïevski dans Les Possédés,
que Marie-Madeleine Davy aimait à citer : « Dieu a
été le tourment de ma vie. »
Aujourd'hui, bien des années après mon premier voyage
en Lorraine, j'ai souhaité, en tant que croyante, partager
ce que ce rendez-vous inattendu a semé dans ma vie, les directions
qu'il m'a ouvertes. J'ai alors poussé à nouveau la
porte de Béthanie avec mes questions, anciennes ou nouvelles.
Elles ressemblent à celles de tous ceux qui cherchent, plus
ou moins activement, plus ou moins adroitement, à donner
un sens et une direction à leur vie, elles se rapprochent
des interrogations de tous ceux qui sont sur le seuil et qui espèrent
être invités à entrer. Le père Alphonse
et Rachel ont consenti à y répondre, à m'accompagner
patiemment dans mes réflexions et méditations et à
me guider aussi dans certaines lectures. Mes questions en ont ouvert
d'autres, plus profondes, plus douloureuses parfois. J'ai appris
à les déplier seule chez moi puis à revenir
vers eux pour avoir leur éclairage. Les coups de poing pour
réveiller l'être endormi que je suis n'ont pas manqué.
Je les ai acceptés, je suis descendue dans mes profondeurs,
entourée de la bienveillante et discrète attention
de toute la communauté, composée de quatre couples,
Alphonse et Rachel, Titi et Louise-Marie, Pascal et Carole, José
et Nathalie, et de deux vierges consacrées, Barbara et Gabrielle.
Tous m'ont reçue, accueillie.
Bien qu'un moment tentée par le langage renouvelé
de la foi qu'ils proposent, je ne suis pas devenue orthodoxe, j'ai
simplement réentendu l'appel de mon baptême et j'ai
rejoint, apaisée, ma famille d'origine, catholique. Auprès
d'eux, j'ai compris la différence fondamentale entre l'existentiel
et l'essentiel, entre la dispersion et l'unité, entre le
« déjà là » et le « pas encore
». Désormais, je n'erre plus, je pèlerine, j'essaie
d 'être chrétienne.
Si les époux Goettmann ont accepté de m'escorter dans
mon périple, ils ont souhaité que j'évite,
autant que possible, de parler d'eux. Leurs biographies ne leur
semblent pas un sujet en soi et, surtout, ils insistent sur le fait
que les fruits que l'on cueille auprès d'eux viennent de
l'Esprit, et de lui seul. On a coutume d'écrire des hagiographies
de « sages » à leur mort ; j'aime, quant à
moi, les interroger bien vivants. Si ce livre de mon « voyage
en Béthanie » est la rencontre subjective de plusieurs
voix, leur présence et ma reconnaissance sont tapies derrière
chaque ligne .
(Source:www.centre-bethanie.org)
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